Les lignes de la main parlons en ?

Les lignes de la main, les symboles ésotériques et mystérieux du tarot, l’alphabet runique des anciens Vikings, sont quelques-uns des moyens utilisés par les devins et voyants pour tenter de percer les voiles de l’espace et du temps. Ceux qui apprennent à « lire » les caractères et à prédire l’avenir à l’aide de ces pratiques de divination utilisent des méthodes anciennes dont l’origine remonte à l’aube de l’humanité et qui, dans notre siècle, ont attiré l’attention d’écrivains, de philosophes et de psychologues comme Robert Graves, D.H. Lawrence, P.D. Ouspensky et C.G. Jung.

Depuis les temps préhistoriques les hommes s’interrogent sur les mouvements des différents éléments du système solaire. On pense que Stonehenge et d’autres alignements mégalithiques semblables furent des observatoires lunaires remarquablement élaborés.

Si, à l’occasion d’une réunion ami-cale, le bruit court que l’une des personnes présentes sait lire les lignes de la main, tirer les cartes, prédire l’avenir grâce au tarot ou établir un thème astral, elle sera bientôt submergée de demandes de ce genre : « Pourriez-vous me lire les lignes de la main ? » ou « Aimeriez-vous prendre un verre chez nous et apporter votre jeu de tarot ? » Il est étrange de constater que malgré la popularité des gens censés savoir prédire l’avenir, rares sont les personnes qui croient en l’art de la divination, du moins le semble-t-il d’après les réponses que la plupart d’entre elles donnent lorsqu’on leur pose cette question. Paradoxale-ment, il apparaîtrait qu’une majorité de gens ne croient pas à la divination mais soient vraiment désireux qu’on leur prédise l’avenir ! Cela rappelle la réponse donnée par un écrivain du 20eme siècle à qui l’on demandait s’il croyait aux fantômes. « Non, dit-il, mais j’en ai peur. » Autrement dit, la plupart de nos contemporains déclarent être sceptiques sur le plan intellectuel, mais ressentent fortement et de manière instinctive qu’il « pourrait y avoir quelque chose là-dedans, » tout en craignant de l’avouer. Il n’existe en fait aucune raison totalement valable de penser que la divination ne mérite pas d’être prise au sérieux.

Les personnes qui y croient sont en bonne compagnie : pendant des milliers d’années ceux qui ont pratiqué les arts divinatoires, de l’astrologie à la boule de cristal, ont été payés de gratitude par ceux à qui ils prodiguaient leurs conseils. Parmi ceux-ci l’on compte des empereurs, des rois, de grands capitaines et, à l’autre bout de l’échelle sociale, de pauvres paysans qui cherchaient l’aide du voyant local ou de la sorcière (en d’autres termes d’un individu maîtrisant l’une des techniques de la divination), pour retrouver une vache égarée ou un bien volé. On a parfois présumé que les prétendus sorciers et autres voyants de la campagne étaient des charlatans ou des escrocs n’annonçant à leurs clients que ce qu’ils avaient envie d’entendre. Cela se révéla sans aucun doute vrai pour certains mais pas pour tous, loin de là. Certains devins ont laissé des traces manuscrites de leurs relations avec leurs « clients », documents qui montrent de façon très probante que non seulement ils croyaient en leur pouvoir de prédire l’avenir, mais qu’ils étaient également des experts en leur matière.

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